Réalisé avec de la peinture naturel. Ce visage est conçu avec des traits fluides et circulaires, à l’image des cycles infinis et perpétuels de la nature. L’intégration de ces traits harmonieux dans le décor environnant avait pour objectif de créer une œuvre qui se fonde totalement dans son cadre, reflétant ainsi l’idée d’une unité entre l’art, l’homme et la nature. De plus, le relief, la végétation, participe à la création du visage : la forêt derrière son crâne représente ses cheveux.
Les traces présentes sur le lieu, probablement causées par des motos, ont été une source d’inspiration supplémentaire pour moi. Ces empreintes, visibles un peu partout, m’ont guidé dans la conception du visage. Cependant, l’œuvre reste volontairement inachevée, laissant transparaître une réflexion sur la notion d’éphémère. En effet, à la prochaine pluie, le visage disparaîtra, rappelant ainsi la fragilité et la temporalité de l’existence humaine.
Cette œuvre, s’inscrit dans la tradition des créations éphémères et monumentales, peintes directement sur le sol. Elle est visible uniquement vue du ciel, marquant donc l’incompréhension des randonneurs, cyclistes lors de ma performance.
Pour réaliser cette création, j’ai utilisé des matériaux naturels, notamment de la peinture à base de charbon, comme les peinture rupestre. Le visage mesure 60 mètres de long et a été réalisé à l’aide d’un pulvérisateur de jardin.
Cette œuvre, questionne notre rapport à la nature et à l’éphémère, tout en évoquant la beauté de l’harmonie entre l’homme et son environnement.

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